RDC : L’opposition en panne d’inspiration
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L’opposition a cessé d’être corrosive depuis que l’UDPS et l’UNC ont pris le pouvoir au lendemain des élections controversées du 30 décembre 2018.
Par la Nouvelle Afrique
En République Démocratique du Congo, l'opposition politique a un rôle et non le moindre dans la vie de la nation, la constitution qui est la loi suprême lui consacre droits et obligations. Néanmoins, et aussi curieux que cela puisse paraître, l'opposition rd congolaise qui est reconnue comme étant le contrepoids du pouvoir en exercice s'affaiblit fatalement par des altercations idéologiques en interne jusqu'à créer une dissimilitude sur une vision commune qui devrait pourtant guider son action.
Elle tente désespérément de faire prévaloir son activité en s’attardant sur la vieille théorie kabiliste au lieu de faire entendre ses positions sur des questions brûlantes de détournements des deniers publics, de la précarité du revenu du citoyen congolais, de la dégradation des conditions sociales du militaire et du policier, bref, des questions essentielles de la vie nationale qui affectent un plus grand dénominateur humain.
Si dans un passé récent se faire une réputation dans l’opinion était tributaire d’émettre des jugements acerbes à l’encontre de la gouvernance Kabiliste, le contexte semble changé. Malheureusement certains opposants eux maintiennent toujours le même langage et stratégies poussant ainsi une grande opinion à trouver en eux le manque d'inspiration et en panne d’inspiration.
Dans sa diversité, elle s’attarde sur une philosophie Kabiliste empirique alors qu’en face existe un régime présentant des défaillances dans plusieurs secteurs de la vie nationale. Seth Kikuni candidat malheureux à la présidentielle de novembre n’est pas aussi tendre avec cette opposition :
« L'opposition doit trouver un moyen objectif d'exister. L'anti-Kabilisme comme idéologie par défaut ou comme langage national de contestation n'est plus crédible. On ne peut pas continuer à "déresponsabiliser" Fatshi.» fin de citation.
En ordre dispersé Lamuka une principale plate-forme de l’opposition vit une « unité fissurée » par une crise de leadership et une incohérence d’agenda. Une frange tient opiniâtrement à obtenir la vérité des urnes tout en souhaitant participer à la gestion des institutions réformées dirigées par le président qu’elle conteste. Une autre aile se veut républicaine et exigeante. Cette dernière est tellement modérée qu’elle n’a jamais assumé son cahier des charges de manière claire. On la reproche d’être passive même lorsque des dérives graves au sommet de l’Etat scandalisent l’opinion nationale.
Les mouvements citoyens finiront par prendre la relève? Rien n'est moins sûr.
Wait and see.
La Nouvelle Afrique

OMARI MENA ven. 17 janvier 2020 11:50
Tout à fait. Il me semble que la plupart d'opposants cherchent uniquement à maintenir une flamme allumée autour d'eux jusqu'à 2023 pour se faire garder dans la mémoire du congolais, c'est par exemple Mr Fayulu qui avait bénéficié de l'absence de Bemba et Katumbi en 2018, et veut toujours s'enraciner dans la mémoire du peuple pour espérer quelque chose à la prochaine présidentielle