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Préoccupante situation politique, réduction des libertés… : La MONUSCO alerte sur le danger en RDC

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Préoccupante situation politique, réduction des libertés… : La MONUSCO alerte sur le danger en RDC

Selon Maman Sidikou, Représentant spécial du Secrétaire général  de l’Onu, l’extrême fragilité de la situation politique en RD Congo contribue à augmenter la tension et à entretenir le risque réel de voir la situation se dégrader davantage

 

A l’ occasion d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation en République démocratique du Congo (RDC) qui a eu lieu  le mardi 11 Octobre 2016, le Représentant spécial du Secrétaire général en RDC, Maman Sambo Sidikou, a mis en garde contre une aggravation des tensions politiques, alors que la crise électorale est devenue une crise constitutionnelle.

« La situation politique demeure extrêmement fragile en RDC, ce qui contribue aux tensions accrues, à une réduction continue de l’espace politique et à un risque très réel de voir la situation se dégrader davantage », a déclaré Maman Sambo Sidikou devant les membres du Conseil.

Selon lui, malgré les efforts déployés par le Facilitateur nommé par l’Union africaine, Edem Kodjo, et le soutien continu des Nations Unies et de la communauté internationale à ses efforts, les avancées dans le dialogue national ont été limitées.

« La République démocratique du Congo est entrée dans une période de risque extrême pour sa stabilité. La crise électorale est devenue une crise constitutionnelle, avec l’approfondissement de la polarisation politique et aucune résolution immédiate en vue », a dit Maman Sambo Sidikou. « Les acteurs de tous les côtés apparaissent de plus en plus disposés à recourir à la violence pour parvenir à leurs fins, tandis que l’espace pour une activité politique constructive a encore diminué. Si cette tendance se poursuit, je crois qu’une violence à grande échelle est inévitable », a-t-il renchéri.

Le Représentant spécial a déclaré que la Mission des Nations Unies pour stabilisation en RDC (MONUSCO) ferait tout ce qu’elle peut dans le cadre de son mandat pour protéger les civils mais que « l’ampleur des menaces dépasse de façon spectaculaire les capacités de la Mission ».

Vivement un dialogue inclusif

Selon le chef de la Monusco, la seule solution consiste pour les parties à participer de nouveau à un processus inclusif qui trace un chemin vers la paix pour le pays. Il a demandé au Conseil de sécurité d’user de son influence pour encourager les acteurs congolais qui boycottent le processus de dialogue à y participer de nouveau et le gouvernement à garantir le droit à une activité politique pacifique.

Selon lui, le Conseil doit également rappeler qu’il n’y aura pas d’impunité pour les auteurs de violence politique et encourager les organisations régionales à s’impliquer plus directement pour aider à surmonter les divisions politiques.

La Ceni et le gouvernement responsables de la crise

Au cours du dialogue national, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) par l’entremise du président, Corneille Nangaa a annoncé que la tenue des élections présidentielle, législatives et provinciales en un seul jour ne serait techniquement possible que le 18 novembre 2018, à la suite de l’enrôlement des électeurs qui devraient être achevé le 31 juillet 2017. Ces élections étaient prévues avant la fin de l’année 2016.

Cette annonce a suscité de vives contestations de plusieurs partis politiques de l’opposition qui estiment que la CENI aurait été instrumentalisée dans le but de maintenir le Président Joseph Kabila au pouvoir au-delà de la limite de mandat.

Avec la Tempête





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