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RDC: Lundi noir à Lubumbashi

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RDC: Lundi noir à Lubumbashi

« Quelques personnes ont été raflées, ainsi que des biens amenés dans un désordre indescriptible…»

L’interdiction d’un meeting du Rassemblement des forces sociales et politiques acquises au changement, au siège de l’UNADEF dans la commune de la Kenya à Lubumbashi, a provoqué de violentes échauffourées entre les éléments de la police et les militants de cette plate-forme, hier lundi 29 août 2016. A en croire le secrétaire national adjoint du PDC chargé des relations avec les autres partis, Didier Mutombo, présent sur les lieux, ce rassemblement a été dispersé à coups de gaz lacrymogène et des tirs en l’air. « Quelques personnes ont été raflées, ainsi que des biens amenés dans un désordre indescriptible…» a-t-il confié au quotidien Le Phare.

 

En effet, a-t-on appris, la confusion a régné dans cette commune de Lubumbashi où la police a été déployée pour empêcher la tenue de ce meeting, alors que les organisateurs affirment avoir reçu l’autorisation du maire de la ville. «Le maire a signé un document autorisant au Rassemblement, précisément le parti ENVOL de Delly Sessanga à tenir son meeting. Mais nous sommes étonnés que le même maire passe par les médias pour annuler la tenue de ce meeting » a indiqué un cadre de ce parti brandissant même la lettre à la presse.

          Dans sa lettre d’accusé de réception, convient-il de souligner, Jean-Oscar Sanguza, maire de la ville de Lubumbashi, était formel : « Le meeting sera tenu dans votre directoire et nulle part ailleurs ».

 

          Prévu à 14 heures, finalement le meeting n’a pas eu lieu à l’heure et à l’endroit indiqué. La police a plutôt dispersé les militants, puis s’en est suivi des échanges violents entre les jeunes du Rassemblement et la police. « Des tirs, des gaz lacrymogènes, des véhicules incendiés et des arrestations. La situation est très tendue. Gabriel Kyungu ne sait même pas accéder à la commune de la Kenya. Toutes les entrées sont bloquées par la Police » a témoigné un habitant du quartier.

          Pour leur part, des sources policières ont justifié l’emploi des gaz lacrymogènes et des balles non létales par des « actes de provocation » de la part des militants.

 

Tshieke Bukasa/Le Phare





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