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Politique : François Beya agissait-il dans le dos de Vital Kamerhe ?

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Politique : François Beya agissait-il dans le dos de Vital Kamerhe ?

Par la Nouvelle Afrique

Après avoir dévoilé l'implication présumée du conseiller spécial du chef de l'État en matière de sécurité, les services de François Beya ont introduit au sein de l'opinion un document qui tente de dimensionner le rôle qu'il a incarné comparativement aux suspicions que comporte la révélation de l'avocat de Samih Jammal .

En effet en date du 29 avril 2020, le conseil de l'administrateur général de la société Samibo saisit le chef de l'État pour lui faire part non seulement de la situation sanitaire de son client qui se détériore mais aussi du condensé judiciaire dont il fait objet, en sollitant sa mise en liberté provisoire. 

Dans cette longue épître émise à Félix Tshisekedi et dont le contenu a filtré sur les réseaux sociaux, l'avocat de Samih Jammal fait une forte révélation faisant apparaître dans le dossier des maisons préfabriquées, un personnage dont on ignorait jusqu'ici le degré de responsabilité .

François Beya conseiller spécial du président de la république en matière de sécurité qui s'est longtemps mis à l'abri de cette affaire a vu son rôle supposé être mis sur la place publique.

"Mon client n'a agi que sur ordre de celui qui était directeur de votre cabinet ainsi que de la part du conseiller spécial en charge de sécurité" insistait l'avocat de Samih Jammal dans sa lettre au chef de l'État.

Dans la chaine de responsabilité au programme de 100 jours François Beya ne figure nulle part, murmure un agent du cabinet présidentiel qui conserve l'anonymat.

François Beya donnait-il des ordres parallèles à ceux de Vital Kamerhe ?

Dans une lettre datant d'août 2019, aux allures d'une contre vérification, François Beya enjoint l'administrateur général de la société Samibo de fournir un paquet de 300 ouvrages:

"Le conseiller spécial du chef de l'État en matière de sécurité me charge de vous demander de mettre à la disposition de la présidence de la république le premier lot de 300 villas dont 200 villas de deux chambres et 100 duplex de 3 chambres destinés au camp Tshatshi." instruit-t-il dans une lettre datant du 12 août 2019.

Vital Kamerhe dont copie n'est pas réservée et dont l'autorité du cabinet devrait être figurée dans cette correspondance d'un conseiller et signée par une personnalité visiblement sous sa tutelle ne savait pas qu'il était espionné.

Autant conclure que la confiance du directeur de cabinet s'enlisait au point que ses subalternes ont été choisis pour une contre expertise. C'est étrange qu'un conseiller en matière de sécurité se mette à instruire un contractant du gouvernement dans une matière d'infrastructures s'étonne cet agent à la présidence.

Alors que l'avocat de Monsieur Jammal n'avait jusque-là dévoilé le contenu des instructions que son client recevait du conseiller spécial du chef de l'état Tshisekedi, une correspondance de mise à disposition signée par Djoko Bale fuita sans une seule copie réservée au Président de la République encore moins au Directeur de Cabinet.

Certains proches du libanais eux ont une autre lecture de la question, "il s'agit ni moins ni plus d'une fuite en avant voulant créer une diversion". Ces derniers disent pourtant détenir plusieurs autres éléments non repris dans cette lettre en circulation. 

Rappelons que le tribunal a fixé la première audience dans le procès du directeur de cabinet du chef de l'État au 11 mai. Et pendant ce temps, Samih Jammal lui se trouve dans un état de santé patraque à la clinique de Ngaliema. Il est aussi accusé pour les mêmes faits que celui imputés au directeur de cabinet du chef de l'État.

Lire ici la correspondance du directeur de cabinet du Conseiller spécial du Chef de l'Etat:

 

La Nouvelle Afrique 





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