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Verdict de l'élection du Gouverneur de la Mongala : plusieurs acteurs du Droit parlent d'un "Scandale" au Conseil d'Etat

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Verdict de l'élection du Gouverneur de la Mongala : plusieurs acteurs du Droit parlent d'un "Scandale" au Conseil d'Etat

Un gouverneur élu avec 13 voix sur 20 perd devant celui n'ayant obtenu que 6 sur 20, de suffrage valablement exprimé.

Une justice mal rendue sur une matière éminemment électorale peut constituer une source des conflits aux conséquences incalculables, si l'on n'y prend pas garde. Telle est la situation qui se profile à l'horizon dans la Mongala où des voix s'élèvent au sein de la population après un jugement inique rendu par le conseil d'Etat sur l'élection du gouverneur de cette province.

Le Conseil d'Etat qui, pourtant, pris pour un appât des justiciables de par la qualité que l'on reconnaît en ses juges, risque, par cette élection dans la Mongala de tacher le prestige lui dévolu. 

Pour la petite histoire, lors de l'élection des gouverneurs du 6 de ce mois de mai, telle que programmée par la Ceni, et à laquelle a pris part un certain nombre de candidats en course pour la conquête de l'exécutif provincial de la Mongala, Maître César Limbaya a été élu, dès le premier tour avec 13 voix sur 20, soit 65% de suffrage exprimé, et était proclamé par la centrale électorale, élu, Gouverneur de province, suivi d'Aimé Bokungu qui n'a obtenu que 6 voix, soutenu par Noël Botakile qui se trouve être juge au Conseil d'Etat, en même temps Directeur de Cabinet du Premier Président du Conseil d'Etat le Professeur Félix Vunduawe. 

Malgré le score aussi lamentable, le Candidat malheureux, Aimé Bokungu, lésé, avait, usant de ses droits, au nom de la loi électorale, introduit à la cour d'appel sa requête en annulation des résultats car estimait-il que l'élection était émaillée de corruption et de fraude. Une démarche qui n'a pas convaincu l'organe de la loi, du fait pour le requérant Bokungu de n'avoir pas apporté de preuves et éléments matériels. La cour d'appel l'a tout simplement débouté, avec ses moyens, en confirmant les résultats tels que proclamés par la Ceni, ceux déclarant Maître Limbaya gagnant de l'élection, vœux, d'ailleurs exprimés par le ministère public. Le perdant Aimé Bokungu dont la requête de corruption a été déclaré non fondée s'était fourvoyé dans une matière pénale qui, en principe devrait se munir des preuves et éléments probants pour obtenir gain de cause.

Toutefois, ne s'étant pas déclaré vaincu, l'homme avait par la suite, introduit sa nouvelle requête, cette fois, au conseil d'Etat où son mentor, est tout puissant juge et Dircab du Premier Président. 
Et c'est à ce niveau que le scandale a pu surgir, dénoncent plusieurs acteurs du droit.

"Qui perd, gagne" 

Dans "un verdict magic, superbement incroyable et spectaculaire, décroché en catimini et rendu vers 2h du matin", tonne un notable de la Mongola, Monsieur Aimé Bokungu qui, malgré ses 6 voix/20 s'en est bien sorti contre Maître Limbaya qui avait, en toute transparence, obtenu 13 voix sur 20. 
Sans rire, le Conseil d'Etat, a invalidé, l'élection du Gouverneur Limbaya, en déclarant élu le candidat Bokungu soutenu par Noël Botakile juge au même conseil d'Etat et Dircab du Professeur Félix Vunduawe te Pemako, soulignons-le. 

Ainsi donc, et comme on peut le constater dans un pays qui se veut de droit, un gouverneur élu à 13 voix peut perdre face à celui qui n'en a obtenu que 6 et ce, malgré qu'il n'ait recueilli la majorité de suffrage. Ce jugement, ainsi pondu, au mépris de la constitution, scandalise le monde académique, voire politique et est susceptible à créer des troubles dans la province de la Mongala où selon nos informations, s'y observe déjà une vive tension. 

Aux instances supérieures, de réparer au plus vite cette forfaiture qui met la démocratie en danger, poignarde la République, et l'Etat de Droit prôné par le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, à défaut, distribuer des sanctions d'une façon exemplaire contre les auteurs de ce cafouillage, afin de ne pas donner l'image d'une nation Far West.

Nous y reviendrons ! 

La Nouvelle Afrique





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