Justice : Les éléments clés favorables à la disculpation de Vital Kamerhe dans le dossier 100 jours.

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Justice : Les éléments clés favorables à la disculpation de Vital Kamerhe dans le dossier 100 jours.

Par la Nouvelle Afrique

Présenté par une certaine opinion comme principal suspect de la gestion du programme de 100 jours de Félix Tshisekedi qui fait objet des enquêtes judiciaires, Vital Kamerhe voit au jour le jour sa notoriété politique menacée sur l’échiquier national des suites d’un scandale financier lui imputé à tort ou raison.

En analysant sans passion le dossier qui pèse sur le directeur de cabinet du chef de l’Etat, il va sans mot dire que certains faits demeurent d’une véracité irréversible qui plaident en faveur de l’acquittement de celui que tout le monde indexe comme auteur majeur de détournement des fonds affectés au programme de 100 jours.

En effet, à ce stade des enquêtes, il est clairement établi que Vital Kamerhe n’a eu aucune responsabilité de suivre l’affectation des fonds directement payés par la banque encore qu’il n’est ni comptable ni gestionnaire des fonds en vertu de l’article 145 du code pénal. 

Certains contrats font planer un flou sur la responsabilité de signature. Pour plusieurs cas la responsabilité n’incombe pas au directeur de cabinet du chef de l’Etat qui ni de loin ni de près n’est parapheur des contrats maffieux que l’on tente éperdument de lui imputer.

Non seulement il n’a pas signé de contrat avec SAMIBO, mais aussi le contrat Tradeplus est conforme et conclu selon les règles avec le ministère de la santé.

De ces éléments auxquels s’ajoute sa disponibilité à collaborer avec la justice tournent à l’avantage d’un dénouement heureux de l’enquête au profit du blanchissement de tous les soupçons malveillants contre lui.

Aussi longtemps que ces faits concourent à éclairer la lanterne du juge, sa bonne foi ne lui obligerait donc à décider superficiellement sur la mise en détention de Vital Kamerhe en ne se basant que sur l’allégation prétextant que le directeur de cabinet est la tête de liste de l’équipe de superviseurs du programme de 100 jours.

En un mot autant qu’en deux milles il est possible que les politiques interfèrent dans ces enquêtes afin d’en extirper des dividendes électoraux et de leadership.

 Les déclarations récentes du ministre de la justice font craindre un acharnement manigancé par des officines qui veulent assaillir la personnalité d’un acteur politique congolais de premier rang.

Sa sortie médiatique n'a pas laissé Georges Kapiamba indifférent. Le numéro un de l'Acaj a, à travers son compte Twitter dénoncé l'interférence du Ministre Tunda Ya Kasende dans les enquêtes en cours:

"S’agissant de l'intervention malheureuse du Ministre de la justice, l’ACAJ lui rappelle que le pouvoir Exécutif ne doit pas interférer ni dans l’enquête ni dans la formation de décision portant sur une demande de liberté provisoire. Il doit respecter l’article 151 de la Constitution."


La Nouvelle Afrique 





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Commentaires

Derick Kambale Tue 21 April 2020 14:43

Je vous félicite de la brillante analyse que vous faites en raison des éléments qui semblent plaider en faveur de l'innocence de Mr VK! Néanmoins, laissez moi vous dire que votre analyse semble, je dis bien semble teintée de subjectivité! J'aurais bien voulu que vous puissiez nous étayer les éléments qui concourent à sa culpabilité. C'est sur cette base qui nous pouvons apprécier si Mr VK mérite d'être pointé comme principal auteurs des détournements mis à sa charge. Bien plus,vous omettez de mentionner les faits concordants des comptes fictifs que Mr VK n'a pas jusque là contesté. Ainsi, en obsérvateur indépendant au moins tout le monde semble d'accord qu'il y a eu des malversations dans le programme de 100 jours! Il nous est donc utile d'avoir toute la lumière quant à ce! Si VK démontre qu il n en est pas auteur et qu'il s'agit d'une autre personne, alors que justice soit faite! Rendre la justice c est élever toute une nation!

vcZpVxYBKCmoauRT Sat 29 August 2020 08:33

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