Politique : F.Tshisekedi pas d'accord avec les enquêtes visant à extorquer les aveux.
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Le ton est du magistrat suprême, ce qui fait preuve que ce feuilleton prend l'allure d'un procès politico-judiciaire
Par la Nouvelle Afrique
En conseil des ministres du vendredi 28 février 2020, le président de la république démocratique du Congo est revenu sur les enquêtes relatives à l'utilisation des fonds alloués à la réalisation du programme de 100 jours.
Selon le compte-rendu du conseil des ministres, Félix Tshisekedi a fustigé les actes de manipulations voire des menaces dont les magistrats qui instruisent le dossier font objet.
Les personnes déjà interpellées dans le cadre des dites enquêtes sont victimes de mauvais traitement dans le but d'extorquer les aveux précisent les termes du compte-rendu.
Des sources proches du dossier renseignent que David Blatner un des principaux suspect détenu à Makala et directeur général de l'entreprise Safricas n'aurait perçu que 2 millions de dollars pour la construction de saut-de-mouton, d'ailleurs un confrère présentateur de l'émission "bosolo na politik" qui a eu à le rencontrer depuis sa cellule de Makala confirme cette information lui révélée par le concerné.
Il en est de même pour Jammal Samih qui détient encore une dette des fournisseurs du matériel destiné à la construction des maisons préfabriquées.
Tout porte à croire que les personnes interpellées subissent des menaces pour tenir responsable le directeur de cabinet du chef de l'État dans cette affaire. La Nouvelle Afrique y est revenu dans ses colonnes.
Lire: http://www.lanouvelleafrique.com/news/706/justice-incapable-de-justifier-l-argent-pour-la-construction-des-logements-sociaux-jammal-samih-aux-arrets
Rappelons que c'est toujours dans un des conseils des ministres que le chef de l'Etat avait exprimé sa grande satisfaction sur le déroulement des travaux après visite d'inspection.
La Nouvelle Afrique