RDC : Initialement prévues pour 2019, les élections locales renvoyées aux calendes grecques

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RDC : Initialement prévues pour 2019, les élections locales renvoyées aux calendes grecques

Par la Nouvelle Afrique

Après la présidentielle ainsi que les législatives nationales et provinciales de décembre 2018, le spectre d'un processus électoral inachevé se dessine de plus en plus en République démocratique du Congo. Prévues en 2018 avant d'être reportées en 2019 puis en 2020, les élections locales risquent d'être simplement enterrées faute de moyens financiers conséquents.

C'est d'ailleurs celle-là la crainte de la Commission électorale nationale indépendante. Les animateurs de la CENI redoutent que le processus électoral entamé en 2018 n'arrive jamais à bout. Intervenant sur la Radio Top Congo de Kinshasa ce mercredi 19 février, le porte-parole de cet organe d'appui à la démocratie a indiqué que la volonté est là mais qu'ils sont butés à un problème des fonds.

La CENI, on compte, dit-il, ces jours, du personnel, du fichier électoral ainsi que du matériel électoral prêts à rendre service. Tout de même, Jean-Baptiste Itipo prévient par cette occasion que si rien n'est fait dans le sens de sauver le processus, la commission électorale devra incessamment faire également face à la révision de l'actuel fichier électoral avant les scrutins à venir.

"Les élections locales avaient été prévues en 2019 dans le calendrier de la CENI, mais ces élections n'ont pas encore eu lieu. Aujourd'hui, la CENI dispose de moyens humains, d'un fichier électoral qui est encore viable et du matériel électoral qui est déjà prépositionné au niveau de chaque chef-lieu de province et de territoire, mais la CENI ne dispose pas encore de moyens financiers pouvant lui permettre à ce jour de convoquer l'électorat pour les élections locales, municipales et urbaines. Le plan de décaissement des fonds n'a jamais été discuté entre la CENI et le ministère des finances", constate le communicateur de la CENI.

La même crainte est exprimée par les Congolais de tous bords. Politiciens et citoyens ordinaires semblent tous d'accord que ce scrutin devrait avoir lieu comme prévu afin de permettre cet exercice démocratique au niveau de la base. Ceux-ci souhaitent obtenir ces échéances, tant mieux en 2020, disent-ils, comme l'avait fermement promis le président Tshisekedi lors de son adresse à la Nation, fin décembre dernier.

Pour eux, la chambre basse devrait d'ailleurs inscrire la question relative à l'installation du nouveau bureau de la CENI afin de lui permettre de parachever ce processus dont la suite s'annonce déjà obscure.

La Nouvelle Afrique





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