Justice : affaire transaction MCK-Necotrans, Pascal Beveraggi n'est pas concerné (Dossier)

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Justice : affaire transaction MCK-Necotrans, Pascal Beveraggi n'est pas concerné (Dossier)

Par la Nouvelle Afrique

Après s’être soustrait de l’arrêt rendu le 05 février dernier par la cour de cassation de Paris à travers la chambre commerciale, financière et économique, Pascal Beveraggi avait récusé les conclusions de la cour rendues au profit de Moïse Katumbi, disant ne pas être concerné dans le procès.

Quelques éclaircissements sont nécessaires en vue de dissiper tout malentendu et balayer les prétextes avancés par Pascal Beveraggi à travers son porte-parole qui se trouve être un personnage reconnu pour son militantisme disproportionné en faveur du régime Kabila très hostile à Moïse Katumbi.

Tout ce qu'il faut reconnaître est que le dernier verdict rendu par la cour d'appel de commerce de Paris statuant en dernier ressort en faveur de Moïse Katumbi ne concerne pas Monsieur Pascal Beveraggi.

Les raisons sont simples, le français Beveraggi qui n'était qu'un agent, ne pouvait mettre son nez dans l'opération vente du MCK à Necotrans Mining à travers la société Astalia Investment Ltd, gérée par son épouse et détentrice de 85 % des actions de MCK. Il n'était donc pas concerné dans la transaction de cette gigantesque opération de 140 millions USD dont le versement devrait être effectif dans un délai de 3 ans, malheureusement, échéance écoulée, seuls 20 millions USD ont auront été déboursés.

D'ailleurs, les cadres même de la direction financière de MCK qui assuraient à l’époque la paie de Monsieur Beveraggi disposent d'un témoignage convaincant sur son statut de salarié, avant de voir le patron de Necotrans Gregory Querel faire de lui directeur après vente.

En effet, profitant du régime oppresseur et en complicité avec les services du très redoutable Kalev Mutond et le procureur Kabange Numbi qui ont contraint Moïse Katumbi en exil avec l'idée d'un aller sans retour, Pascal Beveraggi en avait profité pour changer en toute illégalité le nom de la société. Ensemble avec les services que les précités avaient mis à sa disposition, il décida enfin de liquider la société de Moïse Katumbi.

Fort curieusement,  et c'est ce qui attire l'attention est le fait de voir usurpateurs et leur champion Beveraggi faire semblant d'ignorer, que pour n'avoir pas payé la totalité de 140 millions dans le délai convenu entre MCK et Necotrans, la Société revenait à Moïse Katumbi. Et il en demeure ainsi avec le jugement du 5 février 2020, lequel met croix à ce long métrage qui a vu la société de Pascal Beveraggi être rejetée en appel contre la décision du tribunal de commerce de Paris rétablissant MCK dans ses droits.

En attendant donc l'exécution effective de la décision de la cour, Pascal Beveraggi qui dit avoir déjà remis les clés à MCK continue au vu et au su de tous d'occuper les bureaux de MCK et utiliser les matériels de la société évaluées à 220 millions USD référence faite à l'inventaire tracé entre MCK et Necotrans.

Noter que Monsieur Beveraggi est jusque-là incapable de fournir des preuves des transactions faites sur ces matériels dont il se déclare être propriétaire. Monsieur s'obstine à libérer les locaux et matériels de Katumbi, en brandissant son statut de français.

Sachant combien les étrangers, surtout européens ont toujours pesé en République Démocratique du Congo où la justice fainéantise devant un "muzungu", ce dernier bénéficie jusqu'en ces jours d'un traitement spécial au mépris des intérêts de fils du pays.

La Nouvelle Afrique 





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