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RDC : L'évaluation trimestrielle des exécutifs provinciaux, une autre promesse non tenue...

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RDC : L'évaluation trimestrielle des exécutifs provinciaux, une autre promesse non tenue...

Evaluer chaque trimestre l'action des gouvernements provinciaux est une promesse faite solennellement par le chef de l'État à l'occasion d'un séminaire de cadrage des missions tenu à l'intention des gouverneurs du 13 au 15 mai 2019.

Par la Nouvelle Afrique 

Voici déjà 9 mois que rien n'est fait alors que Félix Tshisekedi avait l'air déterminé à faire appliquer cet exercice qui selon ses propres termes visait à vaincre le défi du développement.


"Je voudrais qu'un contrat-programme soit conclu entre vous et l'exécutif national qui me permettrait d'évaluer les performances de chacun de vous en vue de me donner la possibilité de bien sanctionner votre gouvernance après chaque évaluation trimestrielle." disait-il à son temps prônant la fin de l'impunité, ce, avant de rassurer ses représentants en provinces sur la question de rétrocession, du moins sur la retenue à la source de 40% conformément à la loi:

"Je veillerai dans le cadre de la rétrocession que les moyens conséquents vous soient alloués pour vaincre le défi du développement".

Fort curieusement, pas une seule évaluation tenue et la rétrocession dû aux provinces, aux entités décentralisées toujours pas effective, faisant ainsi souffrir unilatéralement ce contrat-programme d'exécution.

Face à cette triste réalité, les conséquences en deviennent multiples: les  tracasseries admistratives, policières et militaires,...qui se poursuivent à l'intérieur du pays. Le réseau routier national dans un état piteux, la multiplicité des services aux postes frontaliers loin d'être éradiquée, bref les maux qui ont rongé les provinces il y a des mois sont les mêmes qu'il y a une semaine.

Notons qu'à l'heure actuelle plusieurs provinces éprouvent des difficultés de fonctionnement caractérisées entre-autre par l'impaiement du personnel, la dégradation des routes de desserte agricole ainsi que les crises récurrentes entre les organes délibérants et les exécutifs provinciaux.

La Nouvelle Afrique 





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