Kinshasa : Les sièges de l'UNC quadrillés et scellés, le parti de Kamerhe dénonce "des actes irréguliers et  déloyaux de la police"

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Kinshasa : Les sièges de l'UNC quadrillés et scellés, le parti de Kamerhe dénonce "des actes irréguliers et  déloyaux de la police"

Par la Nouvelle Afrique

La police ville de Kinshasa a procédé au scellage des sièges du parti de Vital Kamerhe pour, se dit-on, parer à toute éventualité après la décision de la justice congolaise de mettre le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi sous le verrou dans le cadre des enquêtes amorcées au sujet du programme de 100 jours. Ceci, consécutivement à la tension qui s'est déclarée mercredi 8 avril dans la soirée alors que le président national de l'UNC s'apprêtait à passer sa première nuit dans le centre pénitentiaire de Makala.

Cependant, les partisans de l'Union pour la nation congolaise ne l'entendent pas de cette oreille  Ils y voient un acharnement qui les vise, estimant qu'il n'est pas concevable qu'ils soient victimes d'un tel traitement.

Sélé Yemba, porte-parole de ce parti de la coalition au pouvoir dénonce et fustige l'attitude de la police qu'il qualifie de déloyale et d'irrégulière.

En plus du quadrillage de leurs sièges dans la capitale, ce cadre de l'UNC révèle que les membres sur place ont été, les uns brutalisés, les autres arrêtés. Ainsi plaide-t-il pour leur relaxation sans condition.

" Nous fustigeons avec la dernière énergie ce qui commence à se passer. Le siège national de l'UNC ainsi que le siège de l'interfédéral se sont vus scellés, on a déguerpi tous ceux qui étaient à l'intérieur. Pas de sortie, pas d'entrée, la police a investi le lieu et on a arrêté les permanents. Nous disons que ça, ce n'est plus loyal. L'UNC fustige cette attitude", a dit Sélé Yemba aux confrères de topcongo 

Un autre fait que les disciples de Vital Kamerhe déplorent, c'est ce report jusqu'aux calendes grecques de tous les dossiers en justice alors que ceux-ci disent être hantés par le sentiment de connaître le sort de leur président national. Pour Yemba, il n'est pas question que Kamerhe reste en prison jusqu'à la fin de l'État d'urgence décrété par les autorités congolaises.

Pour la petite histoire, à l'issue de son audition qui a duré plus de 6 heures au parquet général de Matete, le directeur de cabinet du président congolais que la plupart estimait déjà immunisé grâce à son statut mais aussi à l'accord de Nairobi qui a permis à Félix Tshisekedi de remporter la présidentielle, a, contre toute attente, été conduit mercredi à la prison centrale de Makala. Ce qui a suscité une furie au sein de ses proches qui ne cessent d'innocenter leur leader contre toutes les accusations qui semblent le viser. 

Vital Kamerhe a ainsi passé sa nuit en cellule et, c'est curieux, celui-ci pourra y séjourner durant de longs jours car le premier président de la Cour de cassation vient de renvoyer tous les dossiers en justice à l'après État d'urgence au pays. Ce qui risque d'être fatal pour ce natif du Sud-Kivu.

La Nouvelle Afrique





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