RDC : Finie l'impunité, le train des sanctions a démarré, rassure Tunda ya Kasende

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RDC : Finie l'impunité, le train des sanctions a démarré, rassure Tunda ya Kasende

Le Vice-Premier Ministre et ministre congolais de la justice et garde des sceaux, vient de décréter la fin de l'impunité en RDC.

Par la Nouvelle Afrique 


L'un des premiers gros poissons à tomber dans le filet, c'est le directeur général de l'entreprise SAFRICAS. Ce dernier a été interpellé puis retenu au parquet général près la cour d'appel de Gombe à Kinshasa.

L'interpellation fait suite aux enquêtes amorcées sur le décaissement des fonds alloués à la construction des sauts-de-moutons à Kinshasa, dont l'évolution des travaux stagne.

Pour le vice-ministre de la justice, l'arrestation de monsieur David Blattner par les services, démontre largement que la page de l'impunité au Congo est maintenant tournée. Et, il promet, qu'il ne s'agit que d'un premier pas et que la lutte va se poursuivre contre les contrevenants.

"Le règne de l'impunité est vraiment terminé, la procédure ira jusqu'au bout. Tous les gens qui se disaient que rien ne peut leur arriver, maintenant nous sommes dans une ère nouvelle. Si vous avez touché aux ressources de l'État sans justifier leur utilisation, vous allez en répondre devant la justice", menace le membre du gouvernement.

Pour le cas d'espèce, Célestin Tunda, tout en ne blanchissant pas, demande à tous ceux qui ont trempé dans le détournement des fonds alloués aux sauts-de-moutons, de les restituer ou de permettre que les travaux en cours reprennent leur cours normal

"Ceux qui ont encaissé l'argent n'ont plus que 2 choix : d'achever  les travaux ou de rembourser l'argent mis à la disposition pour l'exécution des travaux. Mais, dans tous les cas de figure, l'infraction demeurera, même s'il y a correction", dit-il.

L'interpellation de David Blattner, DG de SAFRICAS, est intervenue mercredi 19 février alors que, le même jour, 6 magistrats récemment nommés par le président Félix Tshisekedi ont prêté serment. Un serment qui intervient au moment où l'espoir des Congolais repose désormais sur ces nouvelles figures pour redorer le blason déjà terni de la justice congolaise, faisant allusion à de nombreux dossiers qui l'accablent.

La Nouvelle Afrique





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Commentaires

Michel sandji ven. 21 février 2020 05:42

L'État de droit commence avec Fasthi beaucoup vont répondirent.