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Sud-Kivu : La SNEL ambitionne d’accroitre sa production et mettre fin au délestage (Deo Mashali)

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Sud-Kivu : La SNEL ambitionne d’accroitre sa production et mettre fin au délestage (Deo Mashali)

Par la Nouvelle Afrique

Nous distribuons 26 mégawatts à nos consommateurs, à la population. Mais comme le besoin actuel est de l’ordre de plus de 100 mégawatts, devant 26 mégawatts, on ne peut que desservir la population moyennant un système de délestage. Ce qui est normal selon le principe de l’offre et de la demande », a expliqué Deo Mashali.

Distribuer 26 mégawatts sur un besoin estimé à plus de 100 mégas avec de déficit de 74 mégawatts la SNEL Sud-Kivu éprouve des difficultés à approvisionner les populations de l’Est en énergie électrique.

Pour y remedier, le Directeur provincial de la Société Nationale d’Electricité Deo Mashali a sur Radio Okapi parlé des projets visant à accroître le niveau de desserte en électricité dans la sous-région.

Du principal souci de la société du moins au niveau du Sud-Kivu voire au-delà, Mashali y est revenu on ne peut plus explicite:

"Nous avons toujours eu à expliquer nos relations avec la SINELAC. D’abord la SNEL a sa centrale Ruzizi I au niveau de Mururu dans le versant du camps Sayo et il y a aussi la centrale de Ruzizi II à Mumosho qui est une centrale de la SINELAC. Mururu comme centrale de la rivière Ruzizi I est une propriété de la SNEL qui a une capacité de production de 29,8 mégawatts mais à la suite de la baisse d’eau du lac Kivu qui constitue notre réservoir hydraulique nous ne produisons actuellement que 18 mégawatts. Et à Ruzizi II qui est une centrale communautaire pour les 3 pays, chaque pays a droit à un tiers de production. Cette centrale a aussi été conçue pour produire 43,5 mégawatts mais suite au même problème de la baisse du niveau d’eau du lac Kivu parce que le lac Kivu constitue le réservoir pour les deux centrales à travers la rivière Ruzizi, là on ne produit que 24 mégawatts, et comme chaque pays doit prendre le tiers, nous nous ne prenons que 8 mégawatts à Ruzizi II. Donc je confirme que les 8 mégawatts proviennent de Mumosho de la SINELAC pour s’ajouter à nos 18 mégawatts, ça nous fait un total de 26 mégawatts que nous distribuons à nos consommateurs (population), mais comme le besoin actuel est de l’ordre de 100 mégawatts, devant 26 mégawatts on ne peut que desservir la population moyennant un système de délestage, ce qui est tout à fait normal. Le principe de l’offre et de la demande justifie le système de délestage que nous faisons"

Sur la politique envisagée pour améliorer la production, loin de délestage, Deo Mashali, avance l'apport supplémentaire à travers des grands projets en cours...

"La politique c’est qu’il y ait un apport supplémentaire en énergie électrique et c’est pour cela que la SNEL a envisagé un certain nombre de projets pour augmenter l’énergie dans la sous-région. Il y a le projet de la centrale Ruzizi III qui est en cours, il y a le projet du gaz méthane du Lac Kivu, il y a d’autres micros centrales dont les études sont en cours, il y a même les études de développement du système solaire. La SNEL a un autre projet qui s’appelle NELSAP. Ce projet fait l’interconnexion de tous les pays du bassin du Nil donc fait la liaison électrique entre les 5 pays du bassin du Nil, c’est le projet de construction de ligne haute tension qui partira de Katana dans le village Buhandahanda jusqu’à Goma dans le village de Mugunga. C’est une deuxième ligne qui sera superposée par une ligne existante qui était montée en 1985 par la société Energo-Invest avec une tension de 70 mille voltes, mais ce nouveau projet lui, va nous apporter une tension de 220 mille voltes pour relier Bukavu à Goma avec l’interconnexion des pays du bassin du Nil, ce, pour apporter beaucoup d’énergie qui chôme dans ces pays là, en commençant par l’Ethiopie, tout ça dans le souci de renforcer l’Energie et mettre fin au délestage. Ce projet est géré par la société qu’on appelle AEE qui est l’entrepreneur qui va monter la ligne. En tout cas, la SNEL ne croise pas les bras, c’est le grand souci de la SNEL de pouvoir accroître l’énergie dans la sous-région et mettre fin à ce système de délestage que nous décrions nous tous". Rassure-t-il

Parlant des partenaires associés dans les grands projets SNEL, le directeur provincial de la Snel SUD-KIVU en cite quelques uns, à savoir:
"La CEPGL avec toutes ses composantes, les deux pays le Rwanda et le Burundi sont là les premiers partenaires, les autres partenaires sont les opérateurs privés s’inscrivant dans le cadre du partenariat public-privé, il y a beaucoup d'intervenants" a conclu Monsieur Deo Mashali.

Rappelons que comme partout en République Démocratique du Congo, les abonnés de la SNEL SUD-KIVU font face au système de délestage.

La Nouvelle Afrique 





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