POLITIQUE : Les critiques sur Vital Kamerhe suscitent des indignations à l’Est du pays
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Nombreux sont ceux qui qualifient d’abusive la censure du dernier passage de Vital Kamerhe au Rwanda par une certaine opinion.
Par La Nouvelle Afrique
Les réactions sont fâcheuses à telle enseigne que les internautes les plus radicaux se réservent le droit de penser qu’à un certain moment la sécession est une des voies pour mettre fin au clivage Est-Ouest. Ils estiment qu’il est aberrant qu’à l’Ouest du pays une certaine élite politique ainsi que des ségrégationnistes se plaisent à assimiler aux rwandais les leaders émergents originaires de l’Est .
« Nous ne gagnons rien dans une unité du Congo où certains sectaires et suprémacistes de l’Ouest se croient plus congolais que les congolais de l’Est. S’ils doivent à chaque instant qualifier nos leaders du Kivu des rwandais, qu’ils commencent par accepter que les provinces du Kivu appartiennent au Kivu. Et nous les Kivutiens nous trouverons bientôt des bonnes raisons pour décréter une sécession » peut-on lire dans la file des commentaires des internautes autour d’un éditorial de Patrick Mbeko publié dans une des colonnes de la Nouvelle Afrique.
Visiblement courroucé un autre indigné voit d’un mauvais œil qu’on nargue une des figures de proue de la politique congolaise en se basant sur ses origines.
« On ne parle que des grands hommes aux grandes actions. Le visionnaire n’est jamais compris. Il est comme un prophète qui n’est compris que lorsque sa prophétie se réalise. Vital est un prophète politique. On va même jusqu’à dire que les membres de sa famille sont au Rwanda. Le monde est devenu un village où les congolais sont partout de même que les rwandais partout en Amérique, en Asie en Europe. »
Les modérés tentent de jouer à l’apaisement en appelant à l’unité contre l’ennemi commun de la république : « Le Congo Zaïre ne s’en sortira jamais tant que nous continuerons à protéger et à garder nos ennemis dans nos maisons et les laisser se comporter chez nous comme des maîtres, juste parce que nous sommes faibles. »
Il s’observe ces jours-ci une montée d’intolérance politique entre partisans de la coalition au pouvoir selon qu’ils appartiennent à l’UDPS, au FCC et à l’UNC. Des messages incitant au dénigrement sont mutuellement lancés chacun pour chercher à faire valoir son influence dans la coalition. Une des victimes de ce Ping Pong est le directeur de cabinet du Président de la République Vital Kamerhe qui est assailli pour des raisons absurdes.
La Nouvelle Afrique